« Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. », article 3 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

« La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics », article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

La volonté du peuple français a été exprimée, par 54.7% des suffrages exprimés, le 29 mai 2005. Ce que le peuple a décidé par référendum, seul le peuple peut le modifier. Toute tentative de revenir sur une décision prise par le peuple par quiconque d'autre est une usurpation de souveraineté, crime inacceptable.

Le traité de Lisbonne est pourtant « identique dans sa substance à 98 % » au Traité Établissant une Constitution pour l'Europe, d'après le rédacteur même de ce traité: Valéry Giscard d'Estaing.

Ce texte est d'autre part bien loin du « mini-traité » ou du « traité simplifié » dont Nicolas Sarkozy parlait pendant la campagne présidentielle : 359 modifications des traités existants, treize protocoles et quelques dizaines de projets de déclarations ayant la même valeur juridique que les traités.

Que l'on soit pour ou contre l'adoption, au final, de ce traité, la démocratie n'est elle pas sacrifiable.

Tous les citoyens sont donc invités à venir le 4 février dès 12h sur la place du marché aux fleurs de Versailles, afin de protester contre cette forfaiture, et exiger la tenue d'un référendum.